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Projects reliés: Transduction et Tontauben
video 2: prototype du module permettant l'intégration de sons en direct (Neutral Ground september 05)
image 1: sketch de l'installation des équipements
Le projet SKIN-PÔ est un projet d'environnement interactif s’intégrant à un espace public tel un square urbain dans lequel les passants pourront interagir sur ses éléments visuels et sonore via des interfaces physiques contrôlant des projections vidéo et la création de sons distribués dans l’espace.
SKIN-PÔ est la deuxième phase du projet Transduction, un corpus de recherche et de production que j’ai amorcé en 2003. SKIN-PÔ découle de l'installation Tontauben, la première phase du projet Transduction.
Avec SKIN-PÔ, je vise la démocratisation du geste créatif et l'appropriation par les citoyens de leur espace urbain. Je cherche aussi à sortir l'art interactif des lieux de présentation consacrés (galeries, Musées, etc.). SKIN-PÔ se veut donc accessible et fera appel au côté créatif et à l’esprit ludique du grand public.
Selon la période de la journée, SKIN-PÔ proposera différents niveaux d’interaction
le jour = environnement sonore interactif
En passant à travers un square le jour, les passants découvriront, déposés ici et là sur le sol, des objets-interfaces. En manipulant et en déplaçant ces interfaces, les passants enclencheront la création de sons dont les caractéristiques seront modulées par la position des interfaces dans l’espace. La position des objets-interfaces dans le square contrôlera aussi la distribution des sons via plusieurs haut-parleurs et un « subwoofer » stratégiquement positionnés dans le square.
le soir = environnement sonore et visuel interactif
Le soir, les passants expérimenteront le même scénario sonore, mais un volet visuel viendra s'y ajouter. En déplaçant les interfaces, les utilisateurs de SKIN-PÔ enclencheront la diffusion de projections vidéo sur un ou plusieurs buildings entourant le square. Je reprendrai les plans architecturaux d'un building et le projetterai sur lui même, telle une deuxième peau. En déplaçant les interfaces, les utilisateurs manipuleront les lignes des éléments architecturaux du building en créant une projection 3D de ces éléments sur la surface du building. Selon les mouvements qu'ils imposeront aux interfaces, les utilisateurs pourront « étirer » et « déplacer » les fenêtres, les arcs, les portes, la frise du toit, les rangées de briques et éléments architecturaux du building.
Différentes structures de diffusion
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SKIN-PÔ s'adaptera à l'espace urbain investi ainsi qu'aux moyens et modes de diffusion choisis. SKIN-PÔ pourra donc adopter une structure de diffusion empruntant au « commando artistique urbain », c'est-à-dire qu'il pourra être installé rapidement et ne demandera qu'une structure de projection vidéo et de diffusion sonore légère. SKIN-PÔ pourra aussi adopter une structure de diffusion plus complexe intégrant plusieurs hauts parleur et projecteurs vidéo.
Les interfaces
SKIN-PÔ offrira aux utilisateurs cinq objets physiques utilisés comme interfaces. Deux interfaces de forme sphérique permettront l’interaction avec les projections vidéo. Trois interfaces permettant la création et la distribution sonore adopteront l’aspect d’objets-rebuts que l’on retrouve quelques fois dans un espace public tel que des amas de papier journal, des canettes de boissons gazeuses à moitié compressées, etc.
Les sons
SKIN-PÔ utilisera trois types de sons. Des échantillons sonores, des sons produits par algorithmes et des sons « live » introduits dans le système par les interacteurs. Les sons de SKIN-PÔ seront diffusés uniquement lorsqu'une des interfaces sera déplacée. La spatialisation des sons sera déterminée par la position relative des interfaces dans l’espace du square. Les sons « suivront » les interacteurs dans leur déplacement. Le système permettra aussi aux utilisateurs de « lancer » les sons dans l'un ou l'autre des haut-parleurs simplement en faisant le geste de lancer l'interface vers le haut parleur choisi. Les interacteurs pourront aussi contrôler dynamiquement les volumes sonores selon leurs positions dans le square.
La modification des sons sera effectuée en recueillant les X, Y et Z de chacune des sphères en continuité en utilisant le système de positionnement local développé par la compagnie Ubisense. L'échantillon sonore associé à chacune des interfaces sera utilisé comme matière sonore de base des algorithmes. Les X,Yet Z de chacune des interfaces deviendront les paramètres des algorithmes sonores qui joueront sur la détérioration du son, son amplitude, son pitch, la quantité de données entrant dans la mémoire tampon (buffer), la durée, et le degré d’émergence des sons.
L’environnement visuel, les buildings comme éléments maniables
Tout comme l'environnement sonore, l'environnement visuel se métamorphosera uniquement lorsqu'une des interfaces le modifiant sera déplacée. Les manipulations graphiques permettront une reconfiguration architecturale inédite, collective et directe. Le module visuel de SKIN-PÔ mettra en place un environnement permettant le déroulement d'un ballet architectural projeté dont le médium sera les éléments immédiats de notre environnement urbain; les buildings comme éléments maniables. Le volet visuel de SKIN-PÔ procèdera de la fiction non narrative et proposera un monde poétique qui utilisera le dévoilement, le glissement, l’apparition et la disparition ainsi que l’augmentation et la variation d’algorithmes graphiques 3D comme procédé d’expression visuelle. Les mouvements des objets seront les vecteurs des transformations visuelles.
outils technologiques
-LPS de Ubisense
-Pure Data
-GEM
-OpenGL
Collaborateurs:
Individus:
Développement:
Thomas-Ouellet Fredericks, artiste médias interactifs, consultant et programeur, Montréal (Canada)
Greg Giannis, Consultant, artiste, programeur, et professeur, Melbourne, (Australie)
Production:
Alexandre Quessy, programeur, Montréal (Canada)
Organisations:
Ubisense
AXE NEO 7
Partenaires financier:
Fondation Daniel Langlois pour l'art, la science et la technologie
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