PLAN B - Présentation

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PLAN B

À travers la conception et la réalisation de mes projets, l'occasion m'est souvent donnée de travailler avec des équipes créatives et techniques. Les oeuvres issues de ces collaborations sont présentées sous le nom PLAN B. Le nombre et les personnes qui forment PLAN B peuvent varier au grès des rencontres, des implications individuelles et des besoins des oeuvres créés. J'en demeure le noyau créatif.

Le « plan B » est toujours le plan le plus viable, le scénario le mieux adapté à une situation. En opposition au « plan A », généralement irréalisable, voué à l'échec et souvent abandonné, le « plan B » est celui qui nous est donné à voir, à expérimenter.

Je considère que l'utilisation du nom PLAN B représente d'une façon plus juste et réaliste le contexte de création et de production de certaines oeuvres qui sans un apport marquant des membres du groupe n'auraient pas adopté leurs formes artistiques ou technologiques finales. Le fait d'utiliser le nom PLAN B comme créateur d'une oeuvre au lieu de mon nom propre est donc une reconnaissance concernant l'implication et l'apport des personnes ayant participé à sa création.

Le nom PLAN B a pour la première fois été utilisé en 2006 pour la présentation des oeuvres FLOCK et [in] à Interaccess, Toronto (Canada) réalisées en collaboration avec Thomas Ouellet Fredericks.

PLAN B:

-favorise l'émulation de nouvelles démarches, l'intelligence collective, l'émergence de communautés de pratiques. En ce sens, il embrasse le courant de la pensée libre et s'intéresse aux nouveaux enjeux de la propriété intellectuelle et de nouveaux modes de création.

-croit qu'une œuvre libre est potentiellement créatrice de richesse au-delà de sa réalisation d'origine.

-s'intéresse à la compréhension d'une situation plus qu'à ses résultats. Le mouvement et la dynamique de l'instant sont les moteurs et l'essence même de PLAN B.

-considère que la qualification du temps et de l'espace est inutile et sans intérêt. Les notions de temps et d'espace sont des constructions qui favorisent l'établissement d'une autorité confortable.

-ne reconnaît aucune autorité construite qu'elle soit intellectuelle, sociale, religieuse, ou individuelle.

-pense que le vide est propice à l'émergence d'un acte créatif et que tout acte créatif est un acte de révolution.

-se questionne et questionne ses activités.

-tente d'éviter le dogmatisme mercantile et l'individualisme suintant des structures sociales et des modèles économiques issus de son environnement capitaliste nord-américain.